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« Pérégrinations d’une petite sphère happée par le temps »
 
 
Composition acousmatique, stéréo
Durée : 18’14’’
Année de composition : 2020
Date de création : 11 mars 2022
Lieu de création : Alter Schlachthof, Eupen, Belgian Music Days
 
 
 L’« Errance »,   qui se traduit par une écriture chancelante, un ondoiement au gré des hésitations.
Les chemins qui n’aboutissent pas, disparaissent parce que masqués par d’autres.
 
« Dans les broussailles sauvages de plus en plus serrées, il s’empêtrait. »
 
Les voies qui surgissent de quelque part, qui s’en vont, on ne sait où.
Les voix coupées, les sentiers jusqu’au bord du gouffre, des traces qui s’effacent.
 
« Devait-il revenir sur ses pas ? Obligé dans ce cas de pivoter sur place, là précisément où il n’y a pas de place, où on est comme sur une simple ligne, où le vertige est inévitable, au ras du vide ? » 
 

Des issues qui ne s’ouvrent sur rien. Des appels en trompe-l’œil. L’oreille exaspérée par la profusion de signes, l’écoute s’égare. Le pas trébuche, l’esprit tergiverse. Avancer sans répit, l’illusion d’avoir trouvé. 
 
« Pas de mots. S’il en avait eu, c’eût été quelque chose comme : ‘‘Viens, ne cherche plus. N’essaie pas de te reprendre. Tu ne trouveras jamais, jamais davantage, quoi que tu fasses.’’ »
 
 
(Les citations: « Moriturus » de H. Michaux )
 
« Pérégrinations d’une petite sphère happée par le temps » a été composé dans le studio personnel du compositeur
  et réalisé avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration général de la Culture, Service de la Musique.
 
 
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« Au-delà des mille rayons »
 
Composition acousmatique, octophonie
Durée : 15’26’’
Année de composition : 2019 
Date de création : 15 décembre 2019
Lieu de création : Théâtre le Marni, Ixelles
  
 
« Au-delà des mille rayons » est un geste musical inspiré par le poème « Der Panther » de R. M. Rilke.
 
L'énergie contenue, le pas souple, la danse d'une Force autour d'un centre, dans un espace étriqué.
La Volonté étourdie ; le regard las, strié par les mille barreaux.
Le rideau des pupilles se lève, parfois, l'Image alors y pénètre.
Traverse le Silence et dans le cœur finit d'être.
 
Ca tombe, tranche, trace, tremble,
Ca roule, rompt, en rond, ça tourne
Ca marche et trébuche
Ca grince, ça chante
Ca berce, console et vibre.
Ca s'éloigne,
 et cesse

« Au-delà des mille rayons » est une commande de M&R, Bruxelles, et a été composé dans les studios « Métamorphoses » ainsi que dans le studio personnel du compositeur.
Réalisé avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration générale de la Culture, Service de la Musique.


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« Treize virgule huit »
 
                           à Marc Moniez


Composition acousmatique, octophonie
Durée ; 22'33"
Année de composition : 2019
Date de création : 15 janvier 2019
Lieu de création : MPAA,  programmation des "Multiphonies 2018-2019" GRM, Paris



Rien,
Chaos, 
Lumière, 
Matière en fusion, 
Nuit,
Déflagrations et effondrements 
font déferler des ondes dans le cosmos durant les 13,8 milliards d'années des origines jusqu'aux temps présents, puis jusqu'à la fin des temps.
Ce déchaînement charpente l'œuvre et les événements transposés orientent l'écriture ; les états et transitions se diluent dans les échappées poétiques du témoin.
Les objets sonores, dérivés de notions scientifiques, proposent une interprétation expressive oscillant entre images et abstraction.

                                                                                                                     Marc Moniez et Ingrid Drese
 
 

Nous remercions  pour leur participation : 

                       Nicolas Moniez pour ses expérimentations sur sa guitare électrique
 
                       &

                       Benoît Mernier, compositeur et organiste, pour ses improvisations inspirées
                       sur les orgues de l’église du Sablon, Bruxelles



Commande de l'INA-GRM « Treize virgule huit » a été composé dans les studios du GRM et dans le studio personnel du compositeur.


 
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« Cri de Merlin »
 
                      Hommage à C. G. Jung


Composition acousmatique, stéréo
Durée : 17'37"
Année de composition : 2016 (nouvelle version)
Date de création : 2013
Lieu de création : Wroklaw, Pologne



      Brouillard, Nuages
Densité. Les petites figures émergent lentement, timidement
Motifs scintillants, se révèlent, imparfaits, chaotiques, elliptiques
 « Des chaines d'or d'étole à étoile »
     Brouillard, Nuages, se dissipent
Respirent,  chantent
Espace ouvert
     Chaudron
Cris étouffés, douleur sourde
Rampent, amers, rugueux
Rires cyniques et mauvais
    Le souffle libéré
De l'obscurité des profondeurs
Légèreté, ample
    Calmes, les petites figures s'émancipent, libres de leur mouvement 
Enjouées, se bercent ; couleur mélancolique.
Le regard tourné vers l'intérieur, balaye le
Proche, le loin,  vaste
     Rampant, lentement
Densité des cris
    Calme. Arrêt. Flottement
Apaisé
Douces empreintes laissées à l'abandon


« Cri de Merlin » a été composé dans le studio personnel du compositeur.
Réalisé avec l'aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration générale de la Culture, Service de la Musique.


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« Io ou Là-bas, là-haut »

Composition acousmatique, stéréo
Durée : 12'15"
Année de composition : 2011
Date de création : 2011, Festival Ars Musica
Lieu de création : Théâtre Senghor, Bruxelles

 
 
Un pinceau, de l’encre. Associer, dans un seul trait ascendant la densité et l’éthéré, le concret et la rêverie, la terre et le ciel.
La forme ; l’idée de l’éloignement est centrale.
« Io » contient en germe les éléments sonores et les stratégies compositionnelles de deux univers différents.
« Io », noyau d’un ensemble de trois pièces, retient dans son étreinte les événements qui se déploieront dans les pièces « Plis de la nuit » et « Voix de l’aurore ». L'une, fluide, en strates, mélancolique, l’autre, légère, indécise, en apesanteur.
Des sons de mécanique, de manivelle, de plancher qui tourne, de coupole qui s’ouvre et de pas. Métro Denfert-Rochereau, l’Observatoire de Paris.
« Io ou Là-bas, là-haut », à travers différents moyens expressifs, les changements de couleurs et d’atmosphères rapides s’opèrent. Oscillant entre deux mondes, la navette tisse l’étoffe avec le délicat fil de la mémoire. Le tout tend à prendre son envol. Les sons restent suspendus, « amarrés » au ciel, sans volonté de retour, gardant le souvenir de l’ « en bas ».
 
« Io ou Là-bas, là-haut » est une commande d’Ars Musica et a été composé dans le studio personnel du compositeur.



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« Plis de la nuit »
           Nocturne
 
                      à Renaud Deputter


Composition acousmatique, stéréo
Durée : 11'30"
Année de composition : 2008
Date de création : 2008
Lieu de création : Centre Culturel du Botanique, Bruxelles



 « Géologie sonore », pliée comme ces papiers donnés en offrande.
« Images de sons » tronquées, que le souvenir d’une musique superpose ; point par point.
Telle une matière stratifiée, les sons se soulèvent, émergent, forment des plis, libèrent le sentier sinueux d’un chant rêvé.
Des morceaux de musique en surimpression, déformés par une mémoire infidèle ; images courbes d’une partition pliée.
Ces sons qui se tordent et se ploient sous le poids des impressions accumulées ; jour après jour.
Les mélodies au loin, contrepoint transformé par le filtre du temps ; nous atteint cette mélancolie d’ondes enchevêtrées.
Souvenir idéalisé, image à contre-jour ; ce chant, qui au bout de la nuit a laissé son pli sur le front et mis l’âme à l’envers ; et de son souffle s’insinue dans les plis et replis du cœur.
Sur la peau, les traces en négatif des plis de l’étoffe ; palimpseste d’histoires oubliées, et
« la nuit n’a plus qu’à plier ses voiles. ».

                                                                                                
« Plis de la nuit » a été composé dans le studio personnel du compositeur et créé lors du concert Carte blanche proposé par Renaud De Putter, dans le cadre du Festival Ars Musica 2008, Bruxelles.
Réalisé avec l'aide de la Communauté française, Direction générale de la Culture, Service de la Musique.



 
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« Voix de l'aurore »

                          
                         à Annette Vande Gorne


Composition acousmatique, stéréo
Durée : 14'
Année de composition : 2006/07
Date de création : 2007
Lieu de création : Festival international de musique acousmatique, Bruxelles         
                                                       
 

 
 
. Ancrage-loin
« Après la longue nuit, sa sœur, porteuse d’angoisse et de crainte, l’aurore ».
Bercés par une onde tranquille, les sons s’articulent mollement, émergent en douceur; transformation lente d’une énergie nocturne.
Bientôt sera rompue la paresse du continu.
 
. Voûte azurée
« Le doux frou-frou des étoiles »
C’est comme si tout se passait au-dessus de nos têtes ; tous les sons, légers, libres et volontaires s’envolent vers les hauteurs imaginaires. Dans une succession d’instants et de simultanéités, les sons, dans un joyeux désordre se tissent, s’absorbent, se dilatent, virevoltent et explosent. Des chutes, des chocs, des chants ; des envolées, des échappées, des extravagances dans la verticalité des mouvements.

. L’Attente
Danse perpétuelle d’énergies, les rythmes s’amassent jusqu’à former des traînées de poussière. Les aigus qui titillent l’oreille, insolents traversent l’air d’un trait, comme une flèche, et les corps scintillent au loin.
 
. Ancrage-proche
Dans la tranquillité des mouvements, le temps s’abandonne à l’onde.
Douces ondulations d’un temps horizontal.
 
. Coda
Présences elliptiques
 
 
Cette rêverie est inspirée par l’expérience extraordinaire, celle d’une coupole s’ouvrant lentement sur le ciel. D’abord, aussi fine qu’un trait de pinceau à l’encre de chine, l’image du ciel ensuite envahit la tête pour y créer des rêves de sons et d’espaces poétiques.
 
 
Je tiens à remercier tout particulièrement François Colas, Astronome à l’Observatoire de Paris, et Marc Moniez, Astrophysicien au CNRS pour m’avoir guidée dans ce lieu magnifique.
 
« Voix de l'aurore » est une commande de Musiques & Recherches, Bruxelles, et à été composé dans le studio Métamorphoses d’Orphée, Ohain et dans le studio personnel du compositeur.



 
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« Sept Œils Sauvages »

                                                Livret : Marc Jaffeux
 
Composition acousmatique, stéréo
Durée : 25'
Année de composition : 2005
Date de création : 2005
Lieu de création : Salle Olivier Messiæn, Maison de la Radio, Paris

 
   
 
           Trois siècles avant la Contre-Histoire, Lus Carolien formule les principes architecturaux d’une ville fondée sur la mobilité des couleurs ; ici, le plasticien légendaire cite les auteurs d’un passe imaginaire qui l’ont inspiré (poètes, romanciers, physiciens : les Œils Sauvages une licence orthographique qui désigne l’idée du regard plutôt que l’organe), et formule les sept « principes de fragilité » qui ont fondé son travail sur la métamorphose des couleurs et leur dématérialisation. Il s’agit donc, avec « Sept Œils Sauvages », d’une fiction, d’une « histoire », mais sous la forme de citations brèves et colorées, articulées discrètement au matériau musical de sorte qu’elles n’en entravent pas la délicate abstraction.
 
                                                                                                                           Marc Jaffeux


 

 
    Perdu dans l’obscurité, d’abord ; le regard errant.
Zones d’ombres ; contours s’estompant ; reflets indécis.
Très lentement, seulement, le chemin se révèle à l’œil.
Métamorphose des couleurs.
   Seront exposés les principes architecturaux d’une ville fondée sur la mobilité des couleurs.
Une lumière diffuse, le regard troublé, et l’inarticulé participent au sentiment de confusion. Seul un faible éclairage suffira pour nous livrer les secrets de la matière, de la couleur et de la forme des choses.
   C’est une histoire racontée ; l’apparition discrète des personnages, une présence suggérée, simplement.
Incises légères.
Deux mondes se racontent. Celui du mot, celui du son ; se touchant, parfois.
Points d’intersection. Les interstices offrant leur espace.
Rencontres fortuites. Des relations se perdent.
Le chemin n’était pas tracé.
    Lignes, points et taches deviennent masse, qui à son tour se désagrège.
Des mots incarnés ; ces voix tendres, graves, sereines, sensuelles ou enjouées.
Des mots clairement articulés, par bribes seulement, intelligibles parfois jusqu’à être happés par des matières et recrachés par elles.
Des mots qui se perdent dans la couleur des sons ; simplement.
   La forme est sagittale.
La flèche du temps traverse ces différents espaces émotionnels ; déviée de sa course, prise dans des tourbillons, surprise par trop de tremblements.
Ainsi, cette flèche, frôlant les sept principes de fragilité, immuables, achève-t-elle sa trajectoire dans l’obscurité d’avant. Comme l’œil qui retourne à l’indifférencié, s’abandonnant à l’inconnu.
A nos regards d’errer.
                                                                                                                           Ingrid Drese
 
 
 
Avec les voix de Jean-Yves Izquierdo et Jérôme Crosnier, comédiens ;
celles de Patrick Levy, Anne Behaxeteguy, Roberto Bertolino, Erwan Cossé, Fabienne Delerue, Denis Dufour, Sandrine Fay, Raphaël Mattey, Gilles Thomas d’Hoste.
 
Composé dans les studios du GRM et dans le studio personnel du compositeur, "Sept Œils Sauvages" est une commande du GRM,



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« Tout autant »

                                               Texte : Etienne Leclerc
 



Composition acousmatique, stéréo
Durée : 9'42"
Année de composition : 2000
Date de création : 2000
Lieu de création : Théâtre-Poême, Bruxelles



                                                  1                                     
 
« Je ne sais pas. Je ne veux pas te déranger. Il y a certainement quelque chose à faire. Ne dis pas cela. Je comprends. Moi-même souvent. D'ailleurs, je te crois. Ne t'imagine pas que je vais rester là. Je voudrais savoir ce qu'il pense. Pourquoi? Je n'ai pas encore donné de réponse. Il faut continuer. Ne pas réfléchir. Laisser le temps. Après, tu comprends, c'est autre chose. Mais, d'abord, je crois que tu devrais. C'est évident. Je suis mieux. Vraiment. Bien mieux. »

                                                  2                                    
 
« Ici, ailleurs,
les fleurs vivent et meurent,
 
mécontentes d'être nées
et contentes d'être encore vivantes. »
 
 
Ce texte se structure en deux niveaux.
Le projet est de les faire cohabiter en sachant qu'ils n'ont aucun point commun.
 
                                                                                                                    Etienne Leclerc 
 
   
Le fond ; flot de paroles, des mots qui n'en finissent pas.
Des sons, sans début ni fin. L'inarticulé et lisse, à l'infini.
Les figures ; la voix, ses couleurs, ses émotions.
Les mots, porteurs de sens.
Présence.
Figures sur fond, reliés par des symboles et des images.
 
                                                                                                                   Ingrid Drese 
 
 
 
 
« Tout autant » a été créé au cours de la quatorzième Rencontre Musique littérature, en partenariat avec le Bureau des Arts et avec l’aide de la Communauté française de Belgique, service de la Musique, au Théâtre-Poème, à Bruxelles, du 26 au 28 mai 2000, lors des rencontres Musiques en marge.
Avec la voix de Fabienne Henry.

Remerciements à Renaud Deputter et Stephane Ginsburgh du Bureau des Arts.



                                                                                                                                      id.

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« Papillon, Abîme, Nuit »   

Composition acousmatique, stéréo
Durée : 12'07"
Année de composition : 1999
Date de création : 1999
Lieu de création : Festival Espace du son, XL-Théâtre du grand Midi, Bruxelles
 
 
 
Papillon qui voltige.
Sursaute de son rêve.
Fredonne, frémit,
Traverse les mondes souterrains.
Songe merveilleux.
Battement des ailes.        L'ombre du papillon
Couleurs de ses ailes.      Lumière de l'automne
Dans l'ombre, il
Tremble et danse
 
« Papillon, Abîme, Nuit » a été composé dans le studio personnel du compositeur. 



 
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« Horloge à Feu » (*)


Composition acousmatique, octophonie
Durée : 11'58"
Année de composition : 1998
Date de création : 1998
Lieu de création : Conservatoire Royal de Musique de Mons, Belgique



 
                     « Horloge à feu »    Espace symbolique
« La vielle horloge à feu des Chinois. On réalisait une telle horloge en répandant une poudre combustible dans un labyrinthe. On l’enflammait ensuite à l’une des issues, de telle sorte que la combustion se propageait lentement, comme dans une mèche. On lisait le temps d’après la progression de la combustion. Les labyrinthes avaient la plupart du temps la forme de mandalas, si bien qu’une telle horloge était un modèle, un système relativement clos. Quand un certain processus énergétique s’était déroulé à l’intérieur du modèle, un intervalle du temps touchait également à sa fin. Dans cet instrument, le "temps" est figuré par un courant interne d’énergie se mouvant à l’intérieur d’un certain modèle. » (*)

Choisie en tant que symbole, l'horloge à feu montre la coexistence, l'interdépendance des phénomènes tels que le temps, l'énergie et l'espace.

                     « Horloge à feu »    Espace géométrique
Pièce octophonique, l'espace est délimité par des points-sources organisés en deux carrés : intérieur/extérieur.
A l'image de cette horloge les sons évoluent dans un système, un espace relativement fermé. Le carré ainsi comporte-t-il la notion de ce qui limite, entoure et protège.

                     « Horloge à feu »    Espace imaginaire
C'est aussi une réflexion quant au pouvoir esthétique, expressif et symbolique des lignes et figures géométriques. Existe-t-il une corrélation entre cet espace organisé et l'imaginaire. Pourrait-on alors parler d'un archétype des formes géométriques?

Les différentes sections structurant la pièce :
                . Source : Intérieur et Points
                . Danse I  - Ligne et Points
                . Points – Envol I
                . Danse II
                . Envol II- Etirement et Extérieur.
 
« Horloge à Feu » a été composé dans les studios du GMEM, Marseille et Métamorphoses d’Orphée, Belgique, avec le soutient de la Communauté française, Direction Générale de la Culture, Service de la Musique.

· (*) Von Franz, Marie-Louise. « Nombre et temps ». Ed. La Fontaine de Pierre, Paris, 1983



 
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« Amaryllis »


Composition acousmatique, stéréo
Durée : 11'58"
Année de composition : 1996
Date de création : 1996
Lieu de création : Conservatoire Royal de Musique de Mons



Les matériaux de départ sont constitués de sons concrets ainsi que de sons de synthèse, ayant traversé de nombreuses transformations telles que la transposition, le hachage, le gel, la répétition et bien d'autres.
Les motifs qui en résultent représentent le premier niveau de la recherche.
L'idée principale s'articule autour des principes suivants :
                         - la division
                         - l'opposition
                         - la complémentarité
                         - l'alternance
                         - l'émergence

Analyser plusieurs principes simultanément en essayant d'y découvrir une interdépendance, une complémentarité, afin de recréer une cohérence, une unité. Les sons, leurs transformations, l'écriture ainsi que la structure globale ont été imaginés dans le but de répondre aux exigences de ces principes. Voici un exemple : la structure de la pièce correspond au principe d'alternance. Il s'agit de l'aspect suivant : « Raréfaction/Densification » des événements et de son corrélat, la perception du temps.
La pièce est divisée en quatre grandes sections :

      I.     Verticalité
              Horizontalité
              Densité
      II.    Emergence
              Complémentarité
              Suspendu
    III.    Balancement
    IV.    Vide
              Strettes

 
 « Amaryllis » a été réalisé dans le studio Métamorphoses d’Orphée, Ohain, Belgique
 
 
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 « Pérégrinations d’une petite sphère happée par le temps »
 
 
Acousmatic composition, stereo
Duration: 18'14
Year of composition: 2020
Creation date: 11 March 2022
Place of creation: Alter Schlachthof, Eupen, Belgian Music Days
 
 
 « Wandering », which translates into a wavering writing, a wavering according to hesitations.
Paths that do not lead, that disappear because they are hidden by others.
 
« Dans les broussailles sauvages de plus en plus serrées, il s’empêtrait. »
 
The paths that emerge from somewhere, that go away, one does not know where.
Voices cut off, paths to the edge of the abyss, traces that fade away.
 
« Devait-il revenir sur ses pas ? Obligé dans ce cas de pivoter sur place, là précisément où il n’y a pas de place, où on est comme sur une simple ligne, où le vertige est inévitable, au ras du vide ? » 
 
Exits that open onto nothing. « Trompe-l'œil » calls. The ear is exasperated by the profusion of signs, and listening gets lost. The step stumbles, the mind dithers. Moving forward without respite, the illusion of having found something. 
 
« Pas de mots. S’il en avait eu, c’eût été quelque chose comme : ‘‘Viens, ne cherche plus. N’essaie pas de te reprendre. Tu ne trouveras jamais, jamais davantage, quoi que tu fasses.’’ »
 

 
(Citations : « Moriturus » by H. Michaux)
 
 
« Pérégrinations d’une petite sphère happée par le temps » was composed in the composer’s personal studio.
  Produced with the help of the Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration générale de la Culture, Service de la Musique.
 
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« Au-delà des mille rayons »
 
 
Acousmatic composition, octophony
Duration: 15'26''
Year of composition: 2019
Creation date: 15 December 2019
Place of creation : Théâtre le Marni, Ixelles
 
 
« Au-delà des mille rayons » is a musical gesture inspired by the poem « Der Panther » by R. M. Rilke.
 
The contained energy, the supple step, the dance of a Force around a centre, in a narrow space.
The stunned Will; the weary gaze, streaked by the thousand bars.
The curtain of pupils rises, sometimes, the Image then penetrates.
Crosses the Silence and in the heart finishes being.
 
It falls, slices, traces, shakes,
It rolls, breaks, circles, turns
It walks and stumbles
It creaks, it sings
It cradles, consoles and vibrates.
It moves away,
 and ceases
 
« Au-delà des mille rayons » was commissioned by M&R, Brussels, and was composed in the « Métamorphoses » studios as well as in the composer's personal studio.
Produced with the help of the Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration générale de la Culture, Service de la Musique.
 
                                                                                                                                 id.
 
 
 
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« Treize virgule huit »
 
                           to Marc Moniez
 
Acousmatic composition, octophony
Duration; 22'33"
Year of composition: 2019
Date of creation : 15 January 2019
Place of creation : MPAA, programming of "Multiphonies 2018-2019" GRM, Paris
 
 
 
Nothingness,
 
Chaos,
 
Light,
 
Magma,
 
Darkness,
 
Explosions and collapse
have been generating sweeping waves throughout the cosmos for 13.8 billion years from the beginning to now, and will continue to do so until the end of time.
This raging structures the composition, and the transposed events define the writing. The states and the transitions combine in the poetic imagination of the witness.
Sounds, derived from scientific concepts, suggest an interpretation swinging between images and abstraction.
 
              
                                                                                                       Marc Moniez  & Ingrid Drese
 
                                                                                                       Traduction : Yvette Haissinsky
 
 
 
We thank for their participation :
 
                    Nicolas Moniez for his experiments on his electric guitar
       
                     &
 
                   Benoît Mernier, composer and organist, for his inspired improvisations on the  
                   organs of the Sablon church, Brussels
 
 
Commissioned by INA-GRM, "Treize virgule huit" was composed in the GRM studios and in the composer's personal studio.
 
                                                                                   
                      
                                                                                                                                  
                                                                                                                      id.
 
 
 
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« Cri de Merlin »
 
                        Homage to C. G. Jung
 
 
Acousmatic composition, stereo
Duration: 17'37"
Year of composition: 2016 (new version)
Date of creation: 2013
Place of creation: Wroklaw, Poland
 
 
 
 
      Fog, Clouds
Density. Small figures emerge slowly, timidly
Sparkling patterns, reveal themselves, imperfect, chaotic, elliptical
 "Golden chains of stole to star
     Fog, clouds, dissipate
Breathe, sing
Open space
     Cauldron
Muffled cries, dull pain
Crawl, bitter, rough
Cynical and evil laughter
    The breath released
From the darkness of the depths
Lightness, ample
    Calm, the little figures emancipate themselves, free of their movement
Playful, rocking; melancholic colour.
The gaze turned inwards, sweeps the
Near, far, vast
     Creeping, slowly
Density of cries
    Calm. Stop. Floating
Soothed
Soft footprints left behind
 
 
« Cri de Merlin » was composed in the composer's personal studio.
Produced with the help of the Fédération Wallonie-Bruxelles, Administration générale de la Culture, Service de la Musique.
 
 
 
                                                                                                                   id.
 
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« Io ou Là-bas, là-haut »
 
Acousmatic composition, stereo
Duration: 12'15"
Year of composition: 2011
Creation date: 2011, Ars Musica Festival
Place of creation: Théâtre Senghor, Brussels
 
 
 
A brush and ink. Combining, in a single ascending stroke, density and ethereality, concreteness and reverie, earth and sky.
Form; the idea of distance is central.
« Io » contains the sound elements and compositional strategies of two different worlds.
« Io », the core of a set of three pieces, holds in its embrace the events that will unfold in the pieces « Plis de la nuit » and « Voix de l’aurore ». One is fluid, layered and melancholic, the other is light, indecisive and weightless.
Sounds of mechanics, of cranks, of the floor turning, of a dome opening and of footsteps. Denfert-Rochereau Metro station, the Paris Observatory.
In « Io or Là-bas, là-haut », through different expressive means, rapid changes of colour and atmosphere take place. Oscillating between two worlds, the shuttle weaves the fabric with the delicate thread of memory. The whole tends to take flight. The sounds remain suspended, « moored » to the sky, with no desire to return, keeping the memory of « down there ».
 
« Io ou Là-bas, là-haut » was commissioned by Ars Musica and composed in the composer's personal studio.
 
 
                                                                                                                     id.
 
 
 
 
 
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« Plis de la nuit »    
           Nocturne
 
                          to Renaud Deputter
 
 
 
Acousmatic composition, stereo
Duration : 11'30"
Year of composition: 2008
Date of creation: 2008
Place of creation : Centre Culturel du Botanique, Brussels
 
 
 
 « Sound geology », folded like these papers given as an offering.
Truncated « images of sounds» that the memory of music superimposes, point by point.
Like a stratified material, the sounds rise up, emerge, form folds, free the sinuous path of a dreamed song.
Pieces of music superimposed, deformed by an unfaithful memory; curved images of a folded score.
Sounds that twist and bend under the weight of accumulated impressions, day after day.
The melodies in the distance, counterpoint transformed by the filter of time; we reach this melancholy of entangled waves.
Idealized memory, image against the light; this song, which at the end of the night has left its fold on the forehead and turned the soul upside down; and its breath insinuates itself into the folds and creases of the heart.
On the skin, the negative traces of the folds of the fabric; palimpsest of forgotten stories, and « the night only has to fold its
veils. ».                   
 
                                                                                               
« Plis de la nuit » was composed in the composer's personal studio and premiered during the Carte blanche concert proposed by Renaud De Putter, as part of the Ars Musica Festival 2008, Brussels.
Produced with the help of the French Community, Direction générale de la Culture, Service de la Musique.
 
 
                                                                                                                              id.
 
 
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« Voix de l’aurore »
 
                          to Annette Vande Gorne
 

 
Acousmatic composition, stereo
Duration: 14 minutes
Year of composition: 2006/07
Date of creation: 2007
Place of creation: International Festival of Acousmatic Music, Brussels        
                                                      
 
                                                     
 
 
. Anchor-far
« After the long night, its sister, bearing anguish and fear, the dawn ».
Cradled by a quiet wave, the sounds articulate softly, emerge gently; a slow transformation of nocturnal energy.
Soon the laziness of continuity is broken.
 
. Azure vault
« The soft rustle of the stars
It is as if everything is happening above our heads; all the sounds, light, free and voluntary, fly towards the imaginary heights. In a succession of moments and simultaneities, the sounds, in a joyful disorder, weave, absorb, expand, twirl and explode. Falls, shocks, songs; flights, escapes, extravagances in the verticality of movements.
 
. Waiting
A perpetual dance of energies, the rhythms pile up until they form dust trails. The high notes that titillate the ear, insolent, cross the air in a single stroke, like an arrow, and the bodies sparkle in the distance.
 
. Anchor-near
In the tranquillity of movements, time abandons itself to the wave.
Soft undulations of a horizontal time.
 
. Coda
Elliptical presences
 
 
This reverie is inspired by the extraordinary experience of a dome slowly opening on to the sky. At first, as fine as a brush stroke with Indian ink, the image of the sky then invades the head to create dreams of sounds and poetic spaces.
 
 
I would particularly like to thank François Colas, astronomer at the Paris Observatory, and Marc Moniez, astrophysicist at the CNRS, for guiding me through this magnificent place.
 
« Voix de l'aurore » was commissioned by Musiques & Recherches, Brussels, and was composed in the Métamorphoses d'Orphée studio, Ohain, and in the composer's personal studio.
 
 
 
                                                                                                                       id.
 
 
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      « Sept Œils Sauvages »
 
 
                                                Libretto : Marc Jaffeux
 
 
 
Acousmatic composition, stereo
Duration : 25'.
Year of composition : 2005
Date of creation : 2005
Place of creation : Salle Olivier Messiæn, Maison de la Radio, Paris
 
 
  
 
           Three centuries before Counter-History, Lus Carolien formulated the architectural principles of a city based on the mobility of colours; here, the legendary visual artist cites the authors of an imaginary past who inspired him (poets, novelists, physicists: the Œils Sauvages, a spelling licence that designates the idea of the gaze rather than the organ), and formulates the seven "principles of fragility" that founded his work on the metamorphosis of colours and their dematerialization. Seven Wild Eyes" is therefore a fiction, a "story", but in the form of brief and colourful quotations, discreetly articulated to the musical material so that they do not hinder its delicate abstraction.
 
 
                                                                                                        
                                                                                                              Marc Jaffeux
 
 
 
 
 
    Lost in the dark, first of all; the wandering gaze.
Areas of shadow; fading contours; indecisive reflections.
Only very slowly does the path reveal itself to the eye.
Metamorphosis of colours.
   The architectural principles of a city based on the mobility of colours will be exposed.
Diffused light, the confused gaze, and the inarticulate contribute to the feeling of confusion. Only weak lighting will be enough to reveal the secrets of matter, colour and form.
   It is a story told; the discreet appearance of characters, a presence suggested, simply.
Slight incisions.
Two worlds are told. That of the word, that of sound; sometimes touching.
Points of intersection. The interstices offering their space.
Chance encounters. Relationships are lost.
The path was not traced.
    Lines, dots and spots become mass, which in turn disintegrates.
Words embodied; these tender, serious, serene, sensual or playful voices.
Clearly articulated words, only in bits and pieces, sometimes intelligible to the point of being caught up in materials and spat out by them.
Words that are lost in the colour of sounds; simply.
   The form is sagittal.
The arrow of time crosses these different emotional spaces; diverted from its course, caught in whirlpools, surprised by too many tremors.
Thus, this arrow, brushing against the seven principles of fragility, unchanging, completes its trajectory in the darkness of before. Like the eye that returns to the undifferentiated, abandoning itself to the unknown.
It is up to our eyes to wander.
 
                                                                                                               Ingrid Drese
 
 
With the voices of Jean-Yves Izquierdo and Jérôme Crosnier, actors;
those of Patrick Levy, Anne Behaxeteguy, Roberto Bertolino, Erwan Cossé, Fabienne Delerue, Denis Dufour, Sandrine Fay, Raphaël Mattey, Gilles Thomas d'Hoste.
 
Composed in the GRM's studios and in the composer's personal studio, "Sept Œils Sauvages" is a GRM commission,


                                                                                                                       id.
 
 
 
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« Tout autant »
 
                                                   Text: Etienne Leclerc
 
 
 
Acousmatic composition, stereo
Duration: 9'42".
Year of composition: 2000
Date of creation: 2000
Place of creation: Théâtre-Poême, Brussels
 
 
 
       1                                     
 
I don't know. I don't want to disturb you. There is certainly something to do. Don't say that. I understand. I often do. Besides, I believe you. Don't think I'm going to stand here. I'd like to know what he thinks. Why do you want to know? I haven't given an answer yet. We have to keep going. Don't think. Give it time. Afterwards, you understand, it's something else. But first, I think you should. It's obvious. I'm better. I really am. Much better.
 
      2                                   
 
Here, elsewhere,
flowers live and die,
 
unhappy to be born
and happy to be still alive.
 
 
This text is structured in two levels.
The project is to make them cohabit, knowing that they have nothing in common.
 
                                                                                                                    Etienne Leclerc
 

  
The background ; a flow of words, words that never end.
Sounds, without beginning or end. The inarticulate and smooth, to infinity.
The figures ; the voice, its colours, its emotions.
Words, bearers of meaning.
Presence.
Figures on a background, linked by symbols and images.
 
                                                                                                                   Ingrid Drese
 
 
 
 
« Tout autant » was created during the fourteenth Rencontre Musique littérature, in partnership with the Bureau des Arts and with the help of the Communauté française de Belgique, service de la Musique, at the Théâtre-Poème, in Brussels, from 26 to 28 May 2000, during the Musiques en marge meetings.
With the voice of Fabienne Henry.
 
Thanks to Renaud Deputter and Stephane Ginsburgh of the Bureau des Arts.
 
 
                                                                                                                                      id.
 
 
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« Papillon, Abîme, Nuit »
 

Acousmatic composition, stereo
Duration : 12'07"
Year of composition : 1999
Date of creation : 1999
Place of creation : Festival Espace du son, XL-Théâtre du grand Midi, Brussels
 
 
 
Butterfly fluttering.
Jumping out of its dream.
Hums, shudders,
Crosses the underground worlds.
Wonderful dream.
Fluttering wings.            The shadow of the butterfly
Colours of its wings.       Light of autumn
In the shadow, it
Trembles and dances
 
« Papillon, Abîme, Nuit » was composed in the composer's personal studio.
 
 
 
                                                                                                                            id.
 
 
 
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« Horloge à Feu » (*)
 
 
Acousmatic composition, octophony
Duration : 11'58"
Year of composition : 1998
Date of creation : 1998
Place of creation : Conservatoire Royal de Musique de Mons, Belgium
 
 
 
 
                     « Horloge à Feu »    Symbolic space
"The old Chinese fire clock. Such a clock was made by spreading a combustible powder in a labyrinth. It was then ignited at one of the exits, so that the combustion spread slowly, as in a wick. The time was read by the progress of the combustion. The labyrinths were mostly in the form of mandalas, so that such a clock was a model, a relatively closed system. When a certain energetic process had taken place within the pattern, an interval of time would also come to an end. In this instrument, "time" is represented by an internal flow of energy moving within a certain model. (*)
 
Chosen as a symbol, the fire clock shows the coexistence, the interdependence of phenomena such as time, energy and space.
 
                     « Horloge à Feu »   Geometric space
An octophonic piece, the space is delimited by source points organised in two squares: interior/exterior.
Like this clock, the sounds evolve in a system, a relatively closed space. The square thus contains the notion of what limits, surrounds and protects.
 
                      « Horloge à Feu »   Imaginary space
It is also a reflection on the aesthetic, expressive and symbolic power of geometric lines and figures. Is there a correlation between this organised space and the imaginary? Could we then speak of an archetype of geometric forms?
 
The different sections structuring the piece :
                . Source: Intérieur et Points
                . Dance I - Line and Points
                . Points - Flight I
                . Dance II
                . Envol II- Etirement et Extérieur.
 
« Horloge à Feu » was composed in the studios of GMEM, Marseille and Métamorphoses d'Orphée, Belgium, with the support of the French Community, Direction Générale de la Culture, Service de la Musique.
 
- (*) Von Franz, Marie-Louise. « Nombre et Temps ». Ed. La Fontaine de Pierre, Paris, 1983
 
 
 
                                                                                                                                              id.
 
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« Amaryllis »
 
 
Acousmatic composition, stereo
Duration : 11'58
Year of composition : 1996
Date of creation : 1996
Place of creation : Conservatoire Royal de Musique de Mons
 
 
 
The starting materials are concrete sounds as well as synthetic sounds, which have undergone numerous transformations such as transposition, chopping, freezing, repetition and many others.
The resulting patterns represent the first level of the research.
The main idea is based on the following principles
                         - division
                         - opposition
                         - complementarity
                         - alternation
                         - emergence
 
To analyse several principles simultaneously, trying to discover an interdependence, a complementarity, in order to recreate a coherence, a unity. The sounds, their transformations, the writing as well as the global structure have been imagined in order to meet the requirements of these principles. Here is an example: the structure of the piece corresponds to the principle of alternation. This is the "rarefaction/densification" of events and its correlate, the perception of time.
The piece is divided into four main sections:
 
      I.     Verticality
              Horizontality
              Density
      II.    Emergence
              Complementarity
              Suspended
    III.    Balancing
    IV.    Vacuum
              Stretches
 
 
 "Amaryllis" was composed in the studio Métamorphoses d'Orphée, Ohain, Belgium
 
 
                                                                                                                                 id.